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Peter Vandendriessche

La transmission du savoir
dans les fabliaux français [1] au Moyen Âge.
La voie / voix implicite

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Introduction

Une transmission des savoirs ne doit pas toujours se passer de façon explicite ou intentionnelle afin que les récepteurs dans la communication en tirent profit [2]. Nous voulons dans ce travail illustrer cette affirmation [3] par le biais d'une analyse du phénomène des fabliaux. Notre travail aura l'apparence d'une tentative de définition et d'analyse, mais chemin faisant nous indiquerons ce que cette analyse peut nous apprendre sur la vie (quotidienne, culturelle, littéraire, ou autre) de cette époque. Nous organiserons la structure de notre travail autour de la dévise que la rhétorique classique donnait aux orateurs pour leur "inventio", à savoir les questions "quis?, quid?, ubi?, quibus auxiliis?, cur?, quomodo?, quando?, cui bono?" [4]

Quid? [5]

Disons tout d'abord que c'est un genre littéraire et qu'au Moyen Âge on se servait déjà du terme. Maints fabliaux sont désignés tel quel par leurs auteurs [6], Nykrog [7] avance l'hypothèse qu'est défini comme fabliau par ces auteurs tout texte qui est "construit sur un thème qui jette un ridicule plus ou moins fort sur au moins un des personnages, victime d'un bon tour que lui jouent les autres protagonistes de l'intrigue. Mais une définition "une et indivisible" semble difficile

Il y a tout d'abord le problème du corpus [8]. Les différents spécialistes retiennent un différent nombre de "fabliaux": Montaiglon-Renauld [9] 152, Bédier [10] 148, Nykrog [11] 160 et Jodogne n'en prend en compte que 56, à savoir les fabliaux qui se disent explicitement 'fabliaux'. Pour un commentaire sur la différence entre les trois premiers voir le commentaire de Jodogne [12] à ce sujet. Ce problème n'est surtout pas un mineur problème, parce qu'on peut "sélectionner" les textes selon une définition 'a priori'! Peut-être que Rychner [13] apporte une solution valable au problème épineux qu'est celui de 'genre' (en ce qui concerne les fabliaux):

"<…> parmi ces [fabliaux] une soixantaine au moins sont qualifi[és] de fabliaux par leurs auteurs [14], ce qui permet d'induire une idée approximative de ce que le Moyen Âge entendait par ce mot, de se faire une image du genre, à partir de laquelle, procédant par déduction, on peut inclure dans le genre des pièces qui ne sont pas qualifiées expressément de fabliaux, mais qui leur ressemblent comme des frères et méritent, à coup sûr, le même nom de famille."

Attardons-nous quelque peu, avant de continuer notre tentative de définition du genre, sur l'étymologie du mot. Nykrog[15] nous signale d'abord qu'il est difficile à dire quand le mot a apparu pour la première fois, vu que pour le Moyen Âge on doit recourir à des documents écrits. Il nous dit aussi que "d'un côté la plupart des textes sont difficiles à dater, et d'un autre, les textes [16] ont souvent couru un certain temps avant d'être consignés dans des manuscrits qui nous les transmettent.". Il situe ces manuscrits au 13ème et 14ème siècle et affirme que l'emploi de 'fabliau' "abond[e] dès le début de cette période". En effet, au Moyen Âge, la 'mise en texte' était loin d'être bon marché; on pourrait en conclure que seuls les textes qui valent la peine ont été transcrits. Ce qui montre qu'on peut (surtout) situer l'apogée du fabliau lors de cette période.
En ce qui concerne l'étymologie même, Nykrog prétend que ce substantif "est dérivé du mot français fable à l'aide du suffixe français -els, -el. Le mot est ainsi de pure formation française, et aucune origine latine directe n'est acceptable, car dans fabellus ou dans fabella, le -b-, se trouvant en position intervocalique, aboutit régulièrement à -v-: favelle." Ceci est ce que nous dit le TLFi aussi.

La définition de Bédier pour fabliau, "conte à rire en vers" [17] ces vers étant des octosyllabes à rime plate, est fameuse et à maintes reprises contestée. En premier lieu, parce qu'elle est trop simple et aussi parce que, comme Jodogne [18] le dit, "seul le caractère plaisant distinguerait le fabliau de tant de récits octosyllabiques que nous appelons romans, lais ou contes tout simplement.". Alors il nous donne deux éléments pour rendre la définition plus efficace et distinctive des autres genres:

"<…> le fabliau est constitué d'une ou de plusieurs anecdotes enchaînées, structurées chacune en fonction d'un unique motif central. C'est ce qui le distingue du roman, plutôt biographique"
"<…>le fabliau est pétri de trivialité. Nous entendons par là l'absence totale de féerie, de poésie, de valeur symbolique sans que nécessairement ce terre-à-terre soit toujours de la grossièreté ou de la grivoiserie."

Sur la page suivante de son livre, il donne sa propre définition du fabliau:

Le fabliau est un conte en vers où, sur un ton trivial, sont narrées une ou plusieurs aventures plaisantes ou exemplaires, l'un et l'autre ou l'un et l'autre.".

Nykrog [19] ajoute à la définition de Bédier, que le fabliau "doit appartenir à la littérature française médiévale et qu'il doit être relativement court, tout au moins qu'il doit en principe se borner à raconter un seul incident et ses conséquences immédiates.". La thèse principale de Nykrog est que le fabliau serait un burlesque courtois. Thèse qui sera dénié dans le paragraphe suivant.

Mais attardons-nous d'abord sur la nature peu stricte du fabliau. Il paraît donc de toute la discussion sur quels textes seraient "fabliaux" ou non, que le genre n'a jamais strictement été codifié. L'appellation comme fabliau par des auteurs de certains de leurs textes reposerait donc plutôt sur une intuition de ce qu'est un fabliau que sur une définition stricte. Ceci est la supposition de Rychner [20]. Il donne comme cause que

"les arts poétiques scolaires, s'ils ont pu donner quelques recettes à quelques auteurs lettrés, sont restés sans influence réelle sur le mouvement vivant de la littérature en langue vulgaire.".

Nous pensons que ce manque d'influence de quelle institution [21] littéraire que ce soit est aussi dû au fait qu'il n'est pas encore question d'un état français, supposition qui nous est inspirée par Casanova [22].

"Il existe un lien organique, ou d'interdépendance, entre l'apparition des états nationaux, l'expansion des langues vulgaires <…>, et la constitution corrélative de nouvelles littératures [id est de nouveaux champs]."

On remarquera après le Moyen Age, que les différents états essaient de se forger une identité, faisant ceci entre autres en contrôlant la langue et a fortiori la littérature, contrôle qui portera aussi bien sur la langue utilisée dans cette littérature que -parfois- les formes que les auteurs ont employés; l'exemple des plus célèbres et des plus extrêmes est celui du "réalisme socialiste", doctrine artistique imposée aux "producteurs de biens symboliques" russes. Tentative qui n'allait naturellement pas sans problèmes… Bref, ceci montre qu'un champ littéraire français ne s'est pas encore constitué.

Cui bono?

Dans ce paragraphe nous nous attarderons sur le public visé par le fabliau. Comme affirmé dans le paragraphe précédent, Nykrog a voulu prouvé que les fabliaux seraient des burlesque courtois. Rychner [23] nie cela en analysant des fabliaux qui ont le même contenu, mais un style différent. Par cela, il rend de manière définitive, chaque catégorisation du fabliau par le biais du style impossible. Il a remarqué que plusieurs couples de fabliaux se ressemblent, ils les appellent [24] "fabliaux polymorphes, c'est-à-dire des pièces de même sujet mais de formes différentes, ou l'identité de sujet accuse les différences formelles". Il développe sa thèse -que les jongleurs s'adressaient à deuxx publics différents: les nobles / bourgeois et les vilains- en analysant les différences stylistiques entre les deux versions du fabliau Boivin de Provins [25] (entre autres). Une analyse attentive révèle, selon Rychner, de grandes différences entre les deux versions. Tout d'abord il y a une grande différence dans la versification, les vers d'une des versions semblent plus travaillés que celle de l'autre: moins d'autonomie grammaticale du vers, plus dense, plus d'enjambements,… Aussi le style diffère dans les deux versions; Nykrog en donne d'autres illustrations: dans l'autre version (non celle avec les vers plus travaillés) le style est plus vif, "il insiste davantage sur le menu du repas et sa préparation.", comme on le lit à la page 49. Dans cette même version, "le récit des bagarres à la fin du fabliau, n'a pas repris le style épique dont l'emploi était <…>parodique." Comme Rychner nous le dit plus loin, "pour être goûtée, la parodie suppose une certaine culture.". Ils existent donc des fabliaux pour des nobles / bourgeois et pour un public moins 'haut'; par ceci nous ne voulons point dire que les vilains seraient stupide par nature, mais l'enseignement n'était alors pas du tout 'démocratique', ce qui fait qu'ils n'ont pas pu profiter d'éducation littéraire. Signalons aussi que le refus du public bourgeois / noble pour une description trop exubérante des mets, trahit que ce public voulait un certain maîtrise de soi, un refus de vices ou de la "passion" qu'est la gourmandise.

Toutefois, cette répartition double n'est pas tout à fait satisfaisante, comme nous l'apprend Mary Jane Schenk dans son article "The Fabliau Ethos: Recent Views on its Origins". Elle a étudié les fabliaux de provenance picarde et a essayé de relier ses résultats à l'histoire socio-économique. Y sont ressortis des résultats surprenants. à l'époque, la Picardie avait une structure sociale différente au reste de la "France", voire unique selon Schenk [26]. Nous continuons avec sa description des classes sociales picardes. La région n'a jamais connu de 'serfs', connaissait une floraison économique et avait des classes sociales mobiles. L'argent circulait et l'agriculture, connaissant une floraison par la découverte de nouveaux ustensiles, était à la base de l'expansion économique. Cette situation "non-féodale" rendait possible que des "vilains" pouvaient aussi s'enrichir et Schenk dit, à la page 121, que les habitants importants du village ressortaient aussi bien de la noblesse et du clergé que des "vilains". Voilà une raison pour le fait que le fabliau serait le premier genre à laisser à la parole les "vilains" et ceci d'une manière respectueuse [27]. Qui dit ascension sociale, dit aussi une certaine adresse à pouvoir l'assumer et cette adresse est louée par les fabliaux, "these tales are all permeated by the ethic of practicality, ambition and celebration of quick-wittedness <…>". De nouveau, on peut tirer de l'analyse des fabliaux des informations sur la société dont ils proviennent.

Cur?

Une des raisons pour lesquelles Nykrog a exclu certains fabliaux de son corpus [28] était que ceux-là mettaient trop l'accent sur une moralité, "purement moraux et édifiants, [ils] ne font nullement appel au sourire." Et là nous touchons le but principal des fabliaux, à savoir, divertir. Tous les chercheurs acquiescent qu'en général le fabliau fait rire.

Mais tout de même, il faut nuancer quelque peu. On remarque dans la plupart des fabliaux une certaine moralité, ceci est probablement dû au fait que les fabliaux tiennent (entre autres) leur origine dans les fables et qu'ils sont apparentés avec les exemples [29]. Cette moralité est entre autres donnée par des proverbes et des expressions proverbiales [30]. Il faut aussi mentionner qu'on trouve dans la littérature médiévale beaucoup de moralité. Cependant, les théoriciens ont aussi souligner la fonction divertissante de la littérature (à cette époque) [31]. Il apparaît donc qu'au Moyen Âge, la littérature n'était pas, ou bien moralisante, ou bien bouffonne, ou bien "haute"(préjugé que certains gens ont), mais que ces trois caractères se réunissaient dans de maints cas, ici les fabliaux.

Ubi?

Jodogne [32] nous dit que "[l]e fabliau appartient surtout au nord de la France: dans le Midi y répond seulement La Casta Gilos". Il veut aussi nous avertir à ne pas tirer de fausses conclusions du suffixe picard qu'est –iau, parce qu' "[u]ne rapide répartition, appuyée sur l'onomastique, permet de croire que le Cambrésis serait la patrie de deux fabliaux, le Hainaut de huit, l'Artois de onze, la Flandre française de six, la Picardie (sans autres spécification) de douze. Mais neuf fabliaux sont normands, deux champenois, un nivernais, un orléanais, un bourguignon, un wallon.". Van den Boogaarde [33] nous explique dans son article qu'il y a quatre manuscrits qui contiennent la plupart des fabliaux qui nous restent. Dans cet article, il nous signale que beaucoup de fabliaux se retrouvent dans plusieurs de ces "receuils". Il serait intéressant d'examiner où ces manuscrits sont retrouvés, parce que, par cette voie, on pourrait examiner jusqu'à quelle degré les différentes régions ont entré en contact l'une avec l'autre[34]. Nous soupçonnons que les recueils en question ont été retrouvés à des places différentes (= éloignées), mais c'est une chose que nous n'avons pu contrôler.

Mais le phénomène des fabliaux n'est pas limité à la France [35]. "Nous retrouvons les intrigues des fabliaux français dans les Schwankerzählungen en Allemagne, les Boerden en néerlandais, chez Boccace, dans des contes russes et chez Chaucer.". Nous ne voulons pas prétendre que tous ces textes trouvent leur origine dans les fabliaux français, mais c'est un indice qui nous apprend que les différentes régions en Europe était en contact, ne connaissait pas de "splendid isolation". Ceci est aussi un élément qui justifie notre remarque sur l'adjectif 'français' dans le titre, dans ce sens qu'il est toujours dangereux de parler de littérature en fonction (seule) des nations établis (a posteriori…). Nous avions déjà mentionné qu'un état français n'existait pas encore, nous avons essayé d'illustrer le manque d'unité (dans le champ littéraire "français") avec Casanova. Le fait que le fabliau se retrouve (ou qu'on retrouve son influence) un peu partout en Europe, montre qu'on ne peut pas toujours juger les époques passées avec des termes contemporains (et donc parfois anachroniques). Dans cette partie, nous avons donc pu découvrir, à partir d'une analyse du territoire où l'on trouve les fabliaux, qu'il y des influences culturelles entre les différentes régions européennes.

Quando?

Comme déjà indiqué dans la première partie de notre travail, il est difficile de dire de façon précise quand les fabliaux ont apparu, ceci dû aux sources que nous avons à notre disposition. Cependant vers l'an 1200, se situe selon Jodogne [36] et Nykrog [37] la naissance du fabliau tel que nous le concevons aujourd'hui. Jodogne mentionne que Richeut serait un précurseur du genre, et Nykrog indique Plantez comme le premier fabliau, datant cependant de l'onzième siècle. Nykrog dit bien que le texte ne contient aucune indication sur le genre auquel il appartient. "Puisqu[e] le plus ancien texte du genre peut être daté de peu avant l'an 1200, et que l'apparition du nom et de l'activité d'un des poètes les plus féconds [Jean Bodel] qui l'aient pratiqué, se place une dizaine d'années plus tard, il paraît probable que c'est vers l'an 1200 que le genre s'est constitué sous sa forme définitive, et que le monde littéraire en a pris conscience comme d'un phénomène particulier et distinct." Il ressort clairement de ce passage qu'il est impossible de dater précisément l'apparition du premier fabliau. D'abord parce qu'un genre littéraire ne s'instaure pas d'un jour à l'autre, aussi parce qu'on ne sait jamais pendant quelle période un texte a survécu oralement avant d'être transcrit en manuscrit. Ca nous montre que la périodisation au Moyen Âge pose problème aux chercheurs, des questions pas toutes impossibles à résoudre toutefois.

Quis?, Quibus auxiliis? , Quomodo?

Les fabliaux étaient déclamés par des jongleurs [38]. Un jongleur est "un professionnel du spectacle, surtout au nord de la France et en Provence, depuis la fin de l'époque mérovingienne jusqu'au XIVe siècle. Les jongleurs sont les héritiers des histrions latins sur les deux plans de l'expressivité corporelle et de la virtuosité verbale. Leur fonction première est de divertir. Menant une vie errante, le jongleur s'adresse à un public disparate, aussi bien aristocratique que populaire. Acrobate, il interprète aussi des compositions littéraires ou musicales. Il se distingue du ménestrel, musicien de basse condition qui récite ou chante des vers en s'accompagnant d'un instrument. Le jongleur se distingue également du troubadour et du trouvère, qui 'trouvent' ou inventent des textes.". Nykrog [39] semble approuver en quelque sorte cette définition, mais ajoute quand même une nuance importante, comme il dit à la page 28 de son livre:

Il faut aussi faire une place, et peut-être même une place très large, à des récitants amateurs, qui tantôt disaient leurs propres ouvrages, tantôt débitaient des textes 'classiques', composés par des poètes professionnels."

Il appuie cela avec des citations de certains fabliaux

Nous avons déjà mentionné que les fabliaux se composaient de vers octosyllabiques à rimes plates et qu'ils étaient déclamés par des jongleurs, ils ne sont donc pas chantés, comme il est le cas d'autres genres médiévaux.

Conclusion

Nous avons été inspiré pour notre démarche par le cours de "Cultuur van de Romaanse Landen", dans lequel nous avons vu que la transmission des savoirs peut aussi se passer de façon implicite, in casu par la parodie. Cette démarche "implicite" s'est aussi avéré fructueuse lors de l'analyse du phénomène des fabliaux. Nous avons appris plusieurs choses d'une telle analyse: que la forme non-définie montre la non-organisation institutionnelle et autre de la littérature en France à cette époque, que l'apparition de personnages "vilains" montre la montée sociale de (certains) de ceux-là, que certains clichés qui règnent chez certains sur la littérature médiévale ne sont pas valables, etc. Mais nous ne voulons certainement pas prétendre d'avoir trouvé de choses nouvelles.

Ce travail n'est certainement pas exhaustif, beaucoup d'éléments restent à développer. Nous sommes convaincu qu'une analyse des motifs et du contenu des genres, ou de l'histoire des différentes versions des "fabliaux" apporteraient beaucoup d'autres éléments 'instructifs'.

Bibliographie[40]

Bédier, J. 1895². Les fabliaux. études de littérature populaire et d'histoire littéraire du moyen Âge. Bibliothèque de l'école des Hautes études 98. Paris: Bouillon.

van den Boogaard, N. "Le récit bref au Moyen Âge" In: van den Boogaarde, N. – de Caluwé, J. éds. 1978. épopée animale, fable et fabliau. Mediaevalia 78. Liège: /r/nUniversité de Liège. 7-15.

van den Boogaard, N. 1984. "La définition du fabliau dans les grands recueils". In: Bianciotto, G. – Salvat, M. éds. 1984. épopée animale, fable, fabliau. Actes du IVe Colloque de la Société International Renardienne évreux, 7-11 septembre 1981. Paris: PUF. 657-668.

Casanova, P. 1999. La République Mondiale des Lettres. Paris: Seuil.

Jodogne, O. - Payen, J. C. 1975. Le fabliau et le lai narratif. Turnhout: Brepols.

Levy, B. J. 2000. The comic text: patterns and images in the old French fabliaux. Faux titre: études de langue et littérature françaises 186. Amsterdam: Rodopi.

de Montaiglon, A. - Raynaud, G. 1872-1890. Recueil général et complet des fabliaux des XIIIe et XIVe siècles imprimés ou inédits. 6 vol. Paris: Libraire des bibliophiles.

Nykrog, P. 1973. Les fabliaux.Genève: Droz.

Rychner, J. "Les fabliaux: genre, style, publics" In: Université de Strasbourg. 1961. La littérature narrative d'imagination: des genres littéraires aux techniques d'expression. Paris: PUF. 41-52.

Schenk, M. J. 1988. "The fabliau ethos: recent views on its origins". Reinardus 1. 121-129.

Schulze-Busacker, E. "Proverbes et expressions proverbiales dans les fabliaux." In: van den Boogaard, N. – de Caluwé, J. épopée animale, fable et fabliau. Mediavalia 78. Liège: Université de Liège. 163-174.

Serper, A. 1983. "Fabliaux pour rire" in: Buschinger, D. - Crépin, A. 1983 Comique, -satire et parodie dans la tradition renardienne et les fabliaux. Göppinge: Kümmerle Verlag. 7-17.

Van Gorp, H. et al. Dictionnaire des termes littéraires. Paris: Honoré Champion.

Notes

[1] Adjectif à employer avec beaucoup de circonspection, surtout pour le Moyen Âge; et même pour toutes les "époques littéraires". Pour les régions où se pratiquaient les fabliaux, voir 'Ubi?'.

[2] Peut-être que déchiffrement serait un meilleur terme vu que la 'communication' en question ne nous est pas adressée et qu'elle a son propre con-texte, dont nous voudrons donner quelques indications dans ce travail.

[3] Nous ne l'appelons pas hypothèse. énormément de littérature a déjà été consacrée à ce sujet, ne pensons qu'à Dilthey, le (néo-)marxisme, Foucault,…

[4] Cette démarche va –indirectement- bien dans une étude sur la littérature médiévale, parce que "sa dette envers la rhétorique classique [est] bien connu[e]." Citation reprise de Serper, A. 1983. "Fabliaux pour rire" in: Buschinger, D. – Crépin, A. 1983 Comique, satire et parodie dans la tradition renardienne et les fabliaux. Göppinge: Kümmerle Verlag. 7.

[5] Nous avons changé l'ordre des questions et groupé quelques-unes ensembles, pour faciliter et structurer plus l'analyse.

[6] Voir Jodogne, O. - Payen, J. C. 1975. Le fabliau et le lai narratif. Turnhout: Brepols. 13.

[7] Nykrog, P. 1973. Les fabliaux. Genève: Droz. 9.

[8] Voir l'article "La définition du fabliau dans les grands recueils" de la main de Nico van den Boogaard pour une étude des 4 manuscrits les plus fructueux de fabliaux et de leur définition imminente de 'fabliau'.

[9] de Montaiglon, A. – Raynaud, G. 1872-1890. Recueil général et complet des fabliaux des XIIIe et XIVe siècles imprimés ou inédits. 6 vol. Paris: Libraire des bibliophiles.

[10] Bédier, J. 1895². Les fabliaux. études de littérature populaire et d'histoire littéraire du moyen Âge. Bibliothèque de l'école des Hautes études 98. Paris: Bouillon.

[11] Nykrog, P. op. cit. 14-18.

[12] Jodogne, O. – Payen, J. C. op. cit. 11-14.

[13] Rychner, J. "Les fabliaux: genre, style, publics" In: Université de Strasbourg. 1961. La littérature narrative d'imagination: des genres littéraires aux techniques d'expression. Paris: PUF. 41.

[14] Méfions nous tout de même, comme Nykrog le fait à la page 10 et 11 de son livre et comme, avouons-le, Rychner fait de même: tout texte appelé fabliau par son auteur n'en est un!

[15] Nykrog, P. op. cit. 3-4.

[16] Ils considèrent donc les fabliaux comme des textes, même s'ils ne sont pas écrits. Tout signe peut être considéré comme un "texte".

[17] Bédier, J. 1895². Les fabliaux. études de littérature populaire et d'histoire littéraire du moyen Âge. Bibliothèque de l'école des Hautes études 98. Paris: Bouillon. 30.

[18] Jodogne,O. – Payen, J. C. op. cit. 22.

[19] Nykrog, P. op.cit. 15.

[20] Rychner, J. op. cit. 53.

[21] Nous entendons sous 'institution', influencé par Bourdieu, toute instance qui accorde de la valeur symbolique à des biens symboliques.

[22] Casanova, P. 1999. La République Mondiale des Lettres. Paris: Seuil. 56.

[23] Rychner, J. "Les fabliaux: genre, style, publics" In: Université de Strasbourg. 1961. La littérature narrative d'imagination: des genres littéraires aux techniques d'expression. Paris: PUF. 41-52.

[24] Rychner, J. op.cit. 47.

[25] Rychner, J. op.cit. 48-51.

[26] Schenk, M. J. 1988. "The fabliau ethos: recent views on its origins". Reinardus 1. 123.

[27] Pages 9-10 de l'article van den Boogaard, N. "Le récit bref au Moyen Âge" In: van den Boogaarde, N. – de Caluwé, J. 1978. épopée animale, fable et fabliau. Mediaevalia 78. Liège: /r/nUniversité de Liège. 7-15.

[28] Nykrog, J. op. cit. 15.

[29] Nykrog commente ces origines dans Nykrog, P. op. cit. 250-256.

[30] Voir entre autre l'article Schulze-Busacker, E. "Proverbes et expressions proverbiales dans les fabliaux." In: van den Boogaard, N. – de Caluwé, J. épopée animale, fable et fabliau. Mediavalia 78. Liège: /r/nUniversité de Liège. 163-174.

[31] voir l'article Serper, A. 1983. "Fabliaux pour rire". In: Buschinger, D. – Crépin, A. 1983. Comique, satire et parodie dans la tradition renardienne et les fabliaux. Göppingen: Kummerle Verlag.

[32] Jodogne, O. 1975. op. cit. 24-25. Attention, il ne donne que la provenance des 56 fabliaux que lui il a retenus!

[33] van den Boogaard, N. 1984. "La définition du fabliau". In: Bianciotto, G. – Salvat, M. 1984. épopée animale, fable, fabliau. Actes du IVe Colloque de la Société International Renardienne évreux, 7-11 septembre 1981. Paris: PUF. 657-668.

[34] Entrer en contact n'est pas former un champ littéraire.

[35] van den Boogaard, N. 1978. "Le récit bref au Moyen Âge". op. cit. 10.

[36] Jodogne, O. op. cit. 24-25.

[37] Nykrog, P. op. cit. 4.

[38] La définition est prise de Van Gorp, H. et al. Dictionnaire des termes littéraires. Paris: Honoré Champion. 265.

[39] Nykrog, P. op. cit. 28-35.

[40] On trouvera une plus ample bibliographie sur le fabliau dans Levy, B. J. 2000. The comic text: patterns and images in the old French fabliaux. Faux titre: études de langue et littérature françaises 186. Amsterdam: Rodopi. ou dans www.uitgeverijlef.be/groupedumercredi/fabliaubiblio.html


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dernière mise à jour: 2013 03 31 Valid XHTML 1.0 Transitional